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Le plumage dans tous ses états – Conférence du 2 mars 2014

La conférence se déroule en deux parties :

1.             Présentation de quelques notions de base et de soins à apporter aux oiseaux afin de leur procurer de bonnes plumes (Roger SMITZ) ;

2.             Aspect pratique et technique dans l'élevage (Alain NOTTET).

1ère partie

Sans les plumes, un oiseau ne pourrait pas voler. Les plumes sont des formations cornées au même titre que les ongles et le bec.

Elles sont implantées dans la peau qui les a produites (dessin de gauche) et les plus importantes prennent même appui sur certains os. Des muscles permettent de les relever et de les orienter suivant les besoins de l'oiseau. Sur le dessin de droite, on comprend mieux lorsqu'une plume est brisée ou coupée, le saignement qui peut se produire alors que plus haut, la corne n' est plus alimentée en sang.

  

 

 

Chaque plume comprend le rachis (tige de la plume) et les barbes (analogie à une plante = la tige subalternes et les feuilles chez la plante) (dessin de gauche)

Deux grandes catégories de plumes: les pennes en forme de lame aplatie et le duvet composé de petites plumes souvent buissonnantes (dessin de droite).

 

 

Les barbes sont disposées parallèlement et prennent appui les unes sur les autres par de fines lames appelées barbules qui sont pourvues de crochets et d'autres en forme de gouttière. Les crochets reposent sur les gouttières d'où un dispositif d'accrochage à la fois simple et efficace et qui offre l'avantage d'être facilement remis en place. C'est grâce aux barbules que la plume peut prendre appui sur l'air sans lui être totalement imperméable. C'est l'oiseau qui réduit la pression en écartant les plumes ou le contraire ou encore en les faisant tourner.

  

 

Le dessin suivant à gauche, simplifie la vue des barbes et barbules qui prennent appui les unes sur les autres.

Et à droite, est la réalité vue au microscope, un agrandissement 100x et 400x d'une plume réelle.

 

 

 

 

Avec le microscope à balayage électronique, voilà ce qu'on peut voir d'une plume. On reconnaît les barbules et les crochets.

 

  

   

 

Quelle différence existe-t-il entre une plante qu'on arrose et un jeune oisillon que l'on nourrit... ?

Aucune ! Que ce soit le jeune canari dans la main de l'éleveur ou la jeune plante dans son pot. Tous deux ont besoin d'être nourris et abreuvés.

Nous avons vu que les plumes d'un oiseau sont implantées dans le corps à la manière de végétaux qui poussent en terre. Et la valeur, l'aspect et la beauté de ces plumes sont comme les plus beaux végétaux. Cela dépend des ingrédients qu'elles peuvent trouver en terre pour les plantes, dans le corps pour les plumes. Tel un cultivateur, l'éleveur doit intervenir sur l'alimentation, sur les suppléments, sur la variété, sur la qualité de ce qu'il va offrir pour obtenir un bon résultat.

Dans un précédent article consacré à la mue, nous avons vu qu'une bonne plume passe d'abord par un trio incontournable :

-  les acides aminés soufrés (méthionine, cystine et cystéine) ;

-  le zinc ;

-  la vitamine B6 .

L'ensemble se lie pour permettre à la kératine – la protéine qui forme les plumes – de travailler à bon escient.

En plus de la vitamine B6 que certains scientifiques appellent « adermine » pour rappeler le rôle important qu'elle joue au renforcement du derme et de l'épiderme de la peau et de son rapport avec le soufre, toutes les vitamines du groupe « B » sont importantes pour le plumage : B1, B2, B3 (ou PP), B5, B6, B8 (ou H ou biotine), B9 et B12.

Voici un tableau où nous les trouvons =

 

Vitamines
B1 B2 B3 B5 B6 B8 B9 B12
Avoine X X   X X X X  
Carotte X X X X X X X  
Choux   X X X X X X X  
Concombre X X       X    
Cresson     X            
Feuilles vertes X X X X X X X  
Figue         X X      
Germe de blé X X X X X X X  
Levure de bière X X X X X X X  
Miel      X   X      
Millet X X X X X X X  
Oeuf   X X X X X X   X
Pain complet X   X X        
Pomme de terre X   X   X X X  
Radis   X         X  
Soja X   X X X   X  

 

En matière de vitamines utiles à un bon plumage, on peut retenir de ce tableau que tout ce qui est indiqué est bon et particulièrement :

Dans l'ordre alphabétique, la carotte, les choux (Brocoli, Bruxelles), les légumes comportant des feuilles vertes (épinard, bette,...), le germe de blé, la levure de bière, le millet et l’œuf qui fournit la précieuse vitamine B12. Les poudres de lait (pour bébé) fournissent également la vitamine B12. Rappelons, toutefois, que les canaris ne sont pas des mammifères. L'importance du germe de blé et de la levure de bière, ressort une fois de plus dans cette étude. Beaucoup d'éleveurs les utilisent dans la composition de leur pâtée.

La vitamine A est importante également ainsi que la vitamine E qui n'est pas que la vitamine de reproduction, son rôle principal est d'être anti-oxydante, elle protège ainsi toutes les autres vitamines.

Du côté des minéraux, nous avons vu que le soufre et le zinc sont importants sans oublier le magnésium, la silice, le manganèse, l'iode et le cuivre.

Ces minéraux indispensables, on les trouve dans : ail, avoine, cresson, datte (mais qui en donne ?), figue, germe de blé, légumes à feuilles vertes, levure de bière, lin, maïs jeune ou germé, millet, noix, oeuf, oignon, pain complet (souvent utilisé par les éleveurs modernes car les machines à pain sont vendues pour une bouchée de... pain), pissenlit, pois,

pomme de terre, quinoa, radis, riz complet (mais qui en donne ?), sarrasin, sésame, soja (il s'agit du vrai soja – restaurant

chinois, pas le katjang (haricot mungo) de couleur verte que l'on rencontre chez le marchand de graines), tournesol.

  

 

Un dernier mot à propos de cette glande qui a toute son importance pour le plumage et située au croupion de l'oiseau : la glande uropygienne.

Si on met de côté les quelques exceptions comme le Cormoran ( présent le long de la Meuse) qui doit pouvoir plonger le plus rapidement possible, tous les oiseaux la possèdent.

 

 Elle est composée de 2 lobes qui secrètent un sébum sur les plumettes qui l'entourent. L'oiseau, à l'aide de son bec, la récolte et enduit ses plumes de l'huile sécrétée :

1. Pour imperméabiliser le plumage ;

2. Pour aider à la fixation de la vitamine D3 à condition que l'oiseau soit placé au soleil. Si vous élevez en cave, vous perdez votre temps ;

3. Protection du plumage : assouplissement du plumage et de la peau par action antibactérienne et antifongique Il est bon de savoir que dans le monde du perroquet, les vétérinaires jettent toujours un coup d’œil à cette glande. En cas de problème de plumage, ils vont jusqu'à pratiquer des injections de vitamine A.

Roger SMITZ

 

2ème partie :

Eleveur depuis 1990, Alain NOTTET estime à 2.000 le nombre de jeunes différents qui lui sont passés dans les mains. Très souvent, il n'a jamais hésité à tirer une plume dans le flanc de l'oiseau et à la juger. Au cours des années, il a ainsi compris les raisons pour lesquelles nous nous trouvons parfois devant un mur.

Dans le plumage d'oiseaux présentés aux expositions, il existe de grands problèmes. Et l'exposant ne comprend pas toujours bien les raisons pour lesquelles le juge a retiré des points.

Nous allons voir cela de plus près.

La situation est d'autant plus grave que notre race nationale : le Bossu Belge, figure parmi les races les plus touchées par ces mauvais plumages.

Dans beaucoup de races, non seulement, les oiseaux présentent des trous, les plumes sont trop longues, ou l'oiseau n'a plus aucun éclat. Il y a aussi ce manque de couleur qui n'est pas normal.

L'autre aspect négatif de beaucoup trop de sujets est de présenter une masse informe de plumes. Vous prenez l'oiseau en main, pensant rencontrer un sujet costaud. Eh, bien, non, l'oiseau est léger, n'a pas de forme, ni de squelette, les plumes ne vont pas avec le corps, vous n'avez rien en main, on dirait une éponge ! Ce n'est pas normal...

Le grand principe d'un accouplement est de prendre un oiseau intensif et de le croiser avec un oiseau schimmel. Si c'était si simple, nous aurions tous de splendides oiseaux et ce serait très difficile de désigner les champions.

D'où vient le problème ? De la longueur du plumage !

Un intensif peut présenter un plumage long comme un plumage court. Un oiseau schimmel présente aussi un plumage long ou un plumage court et évidemment, il y a tous les intermédiaires aussi bien en intensif qu'en schimmel. Vous voilà déjà avec des choix multiples. Bien souvent, nous ne disposons pas de toutes les possibilités d'accouplement dans notre élevage, on accouple quand même avec ce qu'on a et c'est la catastrophe.

Un oiseau intensif à plumage long sera toujours un oiseau dangereux à utiliser. Ne perdez pas de vue que le plumage long conduit à des ailes longues qui peuvent se croiser mais aussi la longueur de la queue chez des races qui doivent être courtes : Gloster et Fife, par exemple.

La notion d'intensif et de schimmel , c'est une chose mais il y a l'autre paramètre à surveiller en même temps : la couleur ou plus exactement, la profondeur de la couleur. Et pourtant, nous ne sommes pas des amateurs de canaris de couleurs. Et j'en reviens au Bossu. Le premier signal d'alarme a été cette couleur jaune fade qui est apparue dans les sujets aux expositions. Et c'est plus tard que le mauvais plumage est apparu.

Quand vous voyez la magnifique couleur que présente un champion Border, un champion Yorkshire ou un champion Fife, pourquoi d'autres races ne pourraient-elles pas arriver au même résultat ? C'est l'éleveur qui doit façonner le corps de l'oiseau.

Cette fameuse couleur doit toujours être apportée par le sujet intensif de votre couple et être de plumage court. Ne comptez jamais sur un canari schimmel pour fournir ce dont vous avez besoin dans le couple formé. Nous parlons de plumage, pas du standard de l'oiseau.

Attention aussi à la consanguinité. Pour maintenir la qualité, il faut être consanguin mais avec des demi-frères et des demi-sœurs mais très rarement père x fille ou fils x mère, je ne le fais pas à la maison. Car vous avez autant de chance de reproduire les qualités que de reproduire les défauts.

Autant que possible, il faut éviter d'accoupler « pur jaune » avec « pur jaune ». Essayez de trouver ne serait-ce qu'un léger panaché, la présence d'une tache verte, c'est déjà bien. Le meilleur des couples sera toujours panaché x panaché. Nous parlons toujours bien du plumage et pas du standard. Un travail de redressement du plumage et la culture de bons oiseaux avec un plumage brillant peut prendre deux à trois années. Il ne faut pas avoir peur de travailler vos oiseaux et des champions ne se forgent pas en une seule génération.

Une couleur qui n'est pas à négliger est le blanc. Des éleveurs font pourtant la moue avec cette couleur. Je travaille beaucoup avec le blanc et le bleu et c'est sans problème. La structure de la plume y gagne. Les schimmels jaunes qui proviennent d'un couple dans lequel un blanc est présent, sont souvent très beaux. Au contraire du porteur cinnamon à plumage long qui occasionne beaucoup de dégâts.

Avec le Crest que nous avons également à la maison, je ne vous cache pas que nous sommes continuellement en équilibre

sur un fil. L'intensif en tant que tel, n'existe pas encore en Crest. Vous imaginez les difficultés pour former les couples.

Je voudrais terminer en revenant encore sur le Bossu Belge. Ce nest pas possible de continuer comme cela avec notre race nationale.

De plus en plus, je vois des sujets frisés, qui se tiennent au barreau de la cage d'exposition, bref, qui montrent leur croisement avec un Gibber ou un Giboso ! Beaucoup d'intensifs ont envahi les étagères mais si vous regardez bien, ce sont ces fameux intensifs à plumage long qui sont à éliminer ! Et souvent, le plumage est terne.

Alain nous présente  quelques  exemples de plumes pour nous faire comprendre les observations que nous devons faire avec nos oiseaux. Vous prenez une plume du flanc du canari à observer. Les trois grands principes à retenir :

 

La couleur jaune de l’oiseau n’est plus visible que tout au sommet de la plume. Le plumage est devenu lâche, le duvet très long, proche de la consistance d’un poil. l’oiseau doit être éliminé                                      

La couleur jaune de l’oiseau est encore visible sur une partie de la longueur de la plume. Le duvet commence à devenir un peu grand L’oiseau n’est pas à éliminer mais attention, il faut être prudent.

La couleur jaune de l’oiseau est visible entre la ½ et les ¾ de la plume. C’est un beau plumage. Un oiseau absolument à garder.

 

 

 

Question Du Public

 

 

Question du public : toujours dans le domaine du plumage, que faites-vous de spécial pour présenter vos oiseaux aux expositions ?

Alain N. : on a raconté plein de choses là-dessus. Et que j'utilisais toutes sortes de petits trucs. C'est idiot ! Il faut des pulvérisations, légères et nombreuses, de l'eau tiède avec un peu de Plum'Spray de Johnson et c'est tout. Les gros lavages

à  la main, les douches, l'utilisation de toutes sortes de produits, etc. ne transformeront jamais un mauvais plumage en plumes satinées !

Question du public : que pensez-vous de la spiruline ?

Alain N. : ce sont des algues à haute teneur en protéines. Elles sont intéressantes pour la profondeur de la couleur. Le problème est l'envahissement d'imitations : un véritable trafic parallèle. Allez voir chez votre pharmacien pour être certain de ce que vous achetez.

N'oubliez pas les adeptes de la coloration même en jaune ! Les Fifes et les Borders mais même des Glosters sont colorés artificiellement.

Question du public : les juges ne doivent-ils pas sanctionner lorsque la couleur jaune est exagérée ? Dans les canaris de couleurs, il existe des oiseaux primés alors que le bec, les pattes et les rémiges sont bien jaunâtres !

Alain N. : à l'A.O.B., pour les canaris de forme et de posture, nous sommes sévères avec ce genre de trucage. Nous retirons des points.

Question du public : que faites-vous de spécial pour obtenir une mue parfaite ?

Alain N. : les gens qui me fréquentent, connaissent parfaitement mon système : l'obscurité ! Il ne fait pas noir mais pas question de voir pénétrer trop de lumière dans mon local pendant les deux mois de juillet et août. Tout le local est tamisé. En fait, je ne fais que copier le vieux truc des tendeurs. En matière de plumage, je suis prêt dès la mi-septembre. Reste évidemment la croissance qui peut varier entre les jeunes, c’est un autre problème.

 

 

Alain NOTTET

 

 

MISE AU POINT

Sur le plan de l’hygiène, de la santé, il y a constamment du nouveau.
Les vitamines, les antibiotiques et tutti quanti, constituent un vaste champ d’expériences d’où émergent de splendides et d’incomparables résultats.
Tel »adjuvant » qui constituait encore voici quelques années un appréciable progrès, une sensible »amélioration »et donnait un rendement sans égal, n’est plus aujourd’hui qu’un moyen vulgaire, certes non négligeable mais largement dépassé par de nouveau produit plus performant. Lorsque a notre dernière conférence j’ai signaler que j’avait remplacer le cidre de pomme par de l’esprit de sel et non pas par de l’eau de javel, comme ce fut écrit dans notre revue mensuelle du mois de Juin.
Je pense avoir bien préciser que l’esprit de sel était dilué a 10% et que j’ajoutai 2 ml de cette préparation vétérinaire dans 1 litre d’eau.
Oui ! J’ai bien dit préparation vétérinaire et non pas un remède d’apprenti sorcier comme certain éleveur l’on laissé sous entendre.
Je pense que tout le monde connaît mon optique en matière de médication voilà maintenant plus de 10 ans que je fais confiance au même vétérinaire et croyez bien que vu mes résultats d’élevage je ne suis pas près d’en changer.
Maintenant, il faut bien reconnaître que tous les vétérinaires ne sont pas spécialisés dans le milieu de l’ornithologie, il y a en Belgique quelques très bon spécialiste mais ceux-ci ne font pas légion.
Tout ce que mon vétérinaire m’a conseillé est basé sur une recherche constante, l’expérience tant personnelle que celle de plusieurs excellents amateurs.
Que ce soit en ornithologie ou dans d’autres domaines, pour réussir il faut se perfectionner, se spécialiser.
Le sérieux, l’honnêteté  et la franchise du Docteur Vétérinaire Monsieur Vostermans fait autorité en la matière et sa compétence élime donc ainsi le moindre doute.
Pour rappel, l’esprit de sel est utilisé pour le traitement des mégas- bactéries.
Il y a de cela deux ans j’ai constaté lors de l’éclosion que certains de mes jeunes naissait avec un point noir sur le ventre et ces jeunes finissaient par mourir ou bout de trois à quatre jours.
Actuellement ce problème n’apparaît plus dans mon élevage et de toute évidence la cure d’esprit de sel à solutionner le problème.
Depuis de très nombreuses années, les plus grands champions en colombophilie en on fait usage.
Le passé, c’était hier, maintenant c’est l’avenir qu’il faut travailler, qu’il faut préparer !!!

A.NOTTET

 SAVOIR ATTENDRE ET SAVOIR COMPTER !

Ce sont là les deux choses que font et que doivent faire le plus un amateur d’oiseaux.
Attendre ! Du 1° Janvier au 31 Décembre, chacun de nous doit s’armer de patience et attendre, l’un ne va pas sans l’autre. Attendre l’arrivée du printemps pour débuter ses accouplements.
Attendre pour voir arriver ses premières éclosions.
Attendre la fin de la mue pour pouvoir commencer l’entraînement des jeunes.
Attendre la venue des premières expositions.
Attendre ses résultats d’expositions. Attendre le premier Dimanche de chaque mois, pour venir à la réunion du club.
Attendre, attendre toujours et surtout savoir patienter.

Compter ! Quel est l’ornithologue qui ne compte pas ?
Tout le monde compte…On compte son effectif, on compte les jours qui nous rapprochent des premiers accouplements ou encore des premiers concours. On compte, on compte…
Le nombre de jours…pour les éclosions.
Le nombre de jeunes.
On compte ses dépenses !
On juge…on compte !
On compte toujours et…cela vaut mieux que de ne pas le faire, car ne pas compter empêche de bien passer le «  temps à attendre »
Dans la vie, surtout celle de l’amateur d’oiseaux, la méditation est parfois bien utile. Attendre, compter, méditer…c’est ça la sagesse d’un éleveur d’oiseaux.

A.NOTTET